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Des représentants des milieux écologique, agricole et municipal du Haut-Richelieu se rassemblent derrière l’Alliance ARIANE


Saint-Jean-sur-Richelieu, le 25 octobre 2018 – Des représentants des milieux écologique, agricole et municipal du Haut-Richelieu se rassemblent derrière l’Alliance ARIANE afin que le Québec se dote rapidement d’une Politique nationale de l’aménagement du territoire.

Cette nouvelle politique doit contribuer à l’atteinte des grands objectifs collectifs que s’est donnés et se donnera le Québec en matière de protection du territoire et des activités agricoles, de lutte aux changements climatiques, de réduction de notre dépendance au pétrole, d’amélioration de la santé, d’optimisation des finances publiques, de protection de la biodiversité, de mise en valeur des paysages naturels et bâtis, de mobilité durable, et tout autre enjeu important.

« Dans le Haut-Richelieu, la disparition et la fragmentation des milieux naturels ont atteint un niveau alarmant sous le seuil de 12 %. La biodiversité y est particulièrement menacée et un très grand nombre d’espèces s’y retrouvent en situation précaire. Le Haut-Richelieu connait des pressions de développement importantes et nous avons, maintenant, le devoir de poser un « désormais » en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme. »

– Marie Tremblay, présidente du Mouvement écologique du Haut-Richelieu

« Dans un contexte où le rétablissement de la connectivité entre les milieux naturels, dont les massifs forestiers, est essentiel au maintien de la biodiversité, force est de constater que le Haut-Richelieu est un maillon faible dans le sud du Québec. C’est pourquoi la protection des milieux naturels, et plus particulièrement le maintien du couvert forestier, doit être au cœur de nos préoccupations lorsqu’on parle d’aménagement du territoire. Une politique régionale audacieuse qui met de l’avant l’importance de ces milieux pour la collectivité permettrait à la MRC du Haut-Richelieu de se démarquer. »

– Renée Gagnon, directrice générale de CIME Haut-Richelieu

« Nos terres agricoles connaissent une pression de développement croissante. Le développement ne doit plus se faire au détriment de la rentabilité des activités agricoles et de la souveraineté alimentaire des Québécois. Nous devons soutenir la relève agricole et valoriser les bienfaits écologiques de l’agriculture et les retombées économiques des produits agricoles. »

Christian Kaiser, président de l’UPA du Haut-Richelieu

« Le Haut-Richelieu est responsable d’un nombre important de débordements dans le bassin versant de la rivière Richelieu contribuant notamment à la disparition possible du Chevalier cuivré et à la propagation des espèces envahissantes. Nous ne pouvons pas ajouter de nouveaux quartiers sans d’abord régler cet enjeu de taille qui perdure et a des conséquences écologiques néfastes. Il est important de se doter rapidement d’une vision d’ensemble en aménagement du territoire. »

– Marcel Comiré, directeur général du COVABAR (OBV Richelieu/zone Saint-Laurent)

«Biodiversité, changements climatiques, récupération, préservation des ressources naturelles, faune et flore sont des sujets qui préoccupent aussi nos élèves, les citoyens de demain, tous les parents et les employés. Nous n’avons plus le temps ni les moyens de décider à la pièce, pour le bien des particuliers, et il est de notre responsabilité d’avoir une approche de développement durable et de respect de l’environnement. Un geste à la fois, pour toujours. »

– Andrée Bouchard, présidente de la Commission scolaire des Hautes-Rivières

« La réalité, c’est que plus de 30% de la population active de Saint-Jean-sur-Richelieu effectuent des déplacements journaliers pour le travail vers la grande région métropolitaine, que nos entreprises locales souffrent de la pénurie de main-d’œuvre actuelle et que nous devrons faire face à une croissance de notre population supérieure à la moyenne québécoise. Il est plus que jamais important d’agir en faveur d’aménagement de milieux de vie durable, de promouvoir l’économie locale et de valoriser une gestion économe de notre territoire. »

– Alain Laplante, maire de Saint-Jean-sur-Richelieu

« Malgré un grand consensus sur l’urgence d’agir en matière d’aménagement du territoire et d’environnement, les ministères et organismes gouvernementaux continuent de prendre des décisions incohérentes. Nous ne pouvons plus planifier à la pièce en fonction d’intérêts à court terme. Aujourd’hui, le mouvement du Haut-Richelieu, en adoptant une voix commune forte, devient une assise importante de l’Alliance ARIANE. Nous espérons que cette première initiative régionale saura inspirer à la grandeur du Québec. »

– Karel Mayrand, représentant de l’Alliance Ariane

« Le territoire est notre ressource la plus précieuse. Il nous fait plaisir d’accueillir des élus, des agriculteurs ainsi que des groupes écologistes et citoyens du Haut-Richelieu au sein de l’alliance ARIANE. Il s’agit d’une région qui comporte des terres agricoles et des milieux naturels de grande valeur, de même qu’un fort potentiel pour un développement urbain plus durable. » 

– Jeanne Robin, secrétaire de l’Alliance ARIANE

Les différents partenaires du Haut-Richelieu rassemblés derrière l’Alliance ARIANE invitent toutes les municipalités, chacun des élus, les différents organismes et aussi tous les citoyens à signer la déclaration de l’Alliance ARIANE. Tous peuvent joindre le mouvement en visitant dès maintenant le site ariane.quebec. 

Partenaires rassemblés derrière l’alliance Ariane

Marie Tremblay, présidente du Mouvement écologique du Haut-Richelieu

Renée Gagnon, directrice générale de CIME Haut-Richelieu

Lauriane Monette, technicienne en biologie de CIME Haut-Richelieu

Marcel Comiré, directeur général du COVABAR (obv Richelieu / zone Saint-Laurent)

Christian Kaiser, président du Syndicat de l’UPA du Haut-Richelieu

Sébastien Robert, vice-président du Syndicat de l’UPA du Haut-Richelieu

Ana Maria Martin, administratrice au Syndicat de l’UPA du Haut-Richelieu

Andrée Bouchard, présidente de la Commission scolaire des Hautes-Rivières

Alain Laplante, maire de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu

Renée Rouleau, mairesse de la Municipalité de Saint-George-de-Clarenceville

Justin Bessette, conseiller à la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu

Maryline Charbonneau, conseillère à la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu

Ian Langlois, conseiller à la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu

Michel Lord, conseiller à la Municipalité d’Henryville

Florent Raymond, conseiller à la municipalité de Saint-Alexandre

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À propos de l’alliance ARIANE

L’alliance ARIANE, créée en septembre 2015, travaille pour que l’aménagement du territoire et l’urbanisme soient une priorité au Québec. Son objectif principal est que le Québec se dote, dans le cadre d’une Politique nationale d’aménagement du territoire, d’une vision d’ensemble assortie de principes fondamentaux qui puisse assurer la coordination de l’ensemble des lois, politiques et interventions de l’État et des instances municipales en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme.

 

Renseignements

Samuel Pagé-Plouffe

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Élection du gouvernement Legault : vers la Politique nationale de l’architecture et de l’aménagement proposée


L’alliance ARIANE appelle à un Sommet de l’aménagement du territoire dans les 100 jours du nouveau gouvernement

 

Montréal, le 9 octobre 2018 – L’alliance ARIANE félicite la Coalition avenir Québec et le premier ministre François Legault, de même que les 125 élus de l’Assemblée nationale. L’alliance, qui regroupe l’Association des aménagistes régionaux du Québec, l’Ordre des architectes du Québec, l’Ordre des urbanistes du Québec, l’Union des producteurs agricoles, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, la Fondation David Suzuki, Héritage Montréal, Vivre en Ville, Action patrimoine et l’Association des architectes paysagistes du Québec ainsi que plusieurs experts, appelle le nouveau gouvernement à mettre en œuvre une vision forte en aménagement du territoire, comme la plateforme de la CAQ en fait la proposition.

Mettre en œuvre une des propositions du nouveau gouvernement

Présentée dans la section environnement, la proposition d’une Politique nationale de l’architecture et de l’aménagement est considérée par certains experts comme une des propositions environnementales de la CAQ les plus convaincantes. Pour que cette idée se concrétise, l’alliance ARIANE appelle le nouveau gouvernement à organiser, dans les 100 prochains jours, un Sommet de l’aménagement du territoire qui sera la première étape vers l’élaboration d’une Politique.

Capture d’écran sur la page des idées en environnement de la CAQ :

capture d'écran_CAQ_idées-Environnement

Vision et cohérence en aménagement du territoire: un projet qui rallie

La proposition d’une Politique nationale d’aménagement du territoire rallie un nombre croissant d’acteurs notamment du milieu des affaires, de l’environnement, du patrimoine, de la santé publique, de l’agriculture et du monde municipal.

Citations :

« L’adoption d’une vision commune en aménagement du territoire est une des meilleures promesses de la CAQ en environnement et pour la qualité de vie des Québécois. En 1980, 75% des enfants allaient à l’école à pied. Aujourd’hui, seulement 25% peuvent le faire. Leurs parents passent plus de temps dans la congestion, moins de temps en famille. L’étalement urbain se paie en perte de qualité de vie. » Karel Mayrand, directeur pour le Québec, Fondation David Suzuki

« L’architecture ne peut être pensée de façon isolée : les bâtiments s’inscrivent toujours dans un milieu et un territoire. Afin de décider quoi construire et où, il faut définir une vision d’ensemble, commune et à long terme de ce que nous souhaitons pour le territoire québécois. » Nathalie Dion, présidente, Ordre des architectes du Québec

« L’élaboration à court terme d’une politique nationale sur l’aménagement du territoire accroîtra la cohérence et l’exemplarité des interventions des acteurs publics et privés, créant ainsi des milieux de vie de plus grande qualité et une meilleure gestion de notre richesse commune : notre territoire. » Lucie Careau, présidente, Ordre des urbanistes du Québec. 

« Il faut que l’étalement urbain en territoire agricole cesse! Une Politique nationale d’aménagement du territoire nous permettrait collectivement une plus grande cohérence des politiques publiques et des interventions sur le territoire. Elle permettrait aussi de réaffirmer que notre garde-manger n’est pas un espace en attente de développement. » Marcel Groleau, président général, Union des producteurs agricoles.

« En 2018, il n’y a de vrai développement que celui qui fasse croître notre patrimoine, individuel et collectif en inspirant confiance en l’avenir. Au Québec comme ailleurs, le territoire est le premier patrimoine d’une société. Au-delà des paroles, il nous faut enfin une politique nationale d’aménagement. » Dinu Bumbaru, directeur des politiques, Héritage Montréal.

« L’aménagement du territoire est un enjeu transversal qui concerne tous les secteurs de la société, sa planification a des impacts environnementaux majeurs à travers toutes les régions, municipalités et villes du Québec, faisant de sa mise en œuvre un projet national structurant et rassembleur porteur de prospérité. » Vincent Moreau, directeur général, Regroupement National des Conseils Régionaux de l’Environnement du Québec.

« Les aménagistes régionaux constatent que la prise de décision gouvernementale, en matière d’aménagement du territoire, est parfois contradictoire et réalisée au cas par cas. L’adoption d’une Politique nationale peut assurer la cohérence gouvernementale en aménagement du territoire au Québec. » François Lestage, président, Association des aménagistes régionaux du Québec.

« Le territoire est notre ressource la plus précieuse. Il est temps de lui accorder l’attention qu’il mérite et de se donner un plan d’ensemble et les mécanismes étatiques adéquats, afin que les bonnes intentions de chaque acteur se concrétisent et se renforcent sur le terrain, au lieu de se combattre. » Christian Savard, directeur général, Vivre en Ville.

« Le patrimoine n’est pas uniquement composé de ce qui est ancien, mais aussi de ce que nous souhaitons léguer aux générations futures. Afin d’engager un changement dans nos manières de penser, il est grand temps que le Québec se dote d’une vision plus large et fasse de la mise en valeur du patrimoine un élément incontournable de l’aménagement de son territoire. » Renée Genest, directrice générale, Action patrimoine.

Quatre étapes vers une politique nationale

Dans sa feuille de route Vers une Politique nationale d’aménagement du territoire déposée en juin 2018, l’alliance ARIANE propose quatre étapes :

  • La création d’emblée d’un ministère de l’Aménagement du territoire et du Soutien aux collectivités;
  • La tenue de consultations et d’un Sommet de l’aménagement du territoire dans les 100 premiers jours du mandat du prochain gouvernement;
  • L’élaboration d’une première Politique nationale d’aménagement du territoire, à adopter dans les deux premières années du mandat;
  • L’adoption d’un projet de loi instaurant une Politique nationale.

De plus, l’alliance ARIANE identifie plusieurs éléments à intégrer à la première Politique nationale d’aménagement du territoire : pacte territorial, vision pour le territoire, principes fondamentaux, objectifs prioritaires, exemplarité de l’État, suivi et évaluation. Ces suggestions s’appuient sur les constats du forum Savoir où on s’en va et sur l’analyse de diverses politiques d’ici et d’ailleurs.

Pour que la Politique nationale reflète un diagnostic et une vision partagés, son élaboration devrait passer par la mobilisation d’une grande diversité d’acteurs, depuis les ministères et organismes jusqu’aux instances municipales, en passant par la société civile, les entreprises, les professionnels et les citoyens.

Un « désormais » en matière d’aménagement

Comme l’affirme la déclaration de l’alliance ARIANE, le Québec a besoin d’un « désormais » en matière d’aménagement du territoire. Nos milieux de vie nous façonnent autant que nous les façonnons. Pour notre culture, pour nos familles, pour notre santé, notre prospérité et celle des générations qui nous suivront, mieux construire nos villes et nos villages et mettre en valeur notre territoire doit devenir notre priorité. Cela passe par un Politique nationale.

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À propos de l’alliance ARIANE

L’alliance ARIANE, créée en septembre 2015, travaille pour que l’aménagement du territoire et l’urbanisme soient une priorité au Québec. Son objectif principal est que le Québec se dote, dans le cadre d’une Politique nationale d’aménagement du territoire, d’une vision d’ensemble assortie de principes fondamentaux qui puisse assurer la coordination de l’ensemble des lois, politiques et interventions de l’État et des instances municipales en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme.

 

Renseignements

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Aménagement du territoire : Vers une Politique nationale dans un prochain mandat?


Aménagement du territoire :

Vers une Politique nationale dans un prochain mandat? 

Trois des quatre partis politiques représentés à l’Assemblée nationale se sont montrés favorables à adopter une telle politique

 

Montréal, le 12 septembre 2018 — Après avoir déposé sa feuille de route Vers une Politique nationale d’aménagement du territoire au mois de juin dernier, l’alliance ARIANE a rencontré des représentants des quatre principaux partis politiques au cours de l’été et dévoile aujourd’hui leur position respective. L’alliance, qui regroupe l’Association des aménagistes régionaux du Québec, l’Ordre des architectes du Québec, l’Ordre des urbanistes du Québec, l’Union des producteurs agricoles, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, la Fondation David Suzuki, Héritage Montréal, Vivre en Ville, Action patrimoine et l’Association des architectes paysagistes du Québec ainsi que plusieurs experts, se réjouit de l’ouverture des partis à ce projet. Un projet qui, rappelons-le, rallie de plus en plus d’acteurs notamment du milieu des affaires, de l’environnement, du patrimoine, de la santé publique, de l’agriculture et du monde municipal.

Trois des quatre partis favorables 

Le Parti Québécois, la Coalition Avenir Québec et Québec solidaire se sont en effet montrés favorables à une telle politique. Le Parti Québécois a placé la Politique parmi les piliers de son plan de lutte contre les changements climatiques. De son côté, la Coalition Avenir Québec a inscrit une Politique nationale d’architecture et d’aménagement parmi ses neuf grandes idées en environnement. Québec solidaire a pour sa part inclus une telle politique dans son programme, en plus de l’intégrer dans son plan pour les régions et les municipalités. Enfin, le Parti libéral du Québec a fait preuve d’ouverture sans toutefois prendre position.

Quatre étapes vers une politique nationale

Dans sa feuille de route, l’alliance ARIANE propose quatre étapes :

  • La création d’emblée d’un ministère de l’Aménagement du territoire et du Soutien aux collectivités;
  • La tenue de consultations et d’un Sommet de l’aménagement du territoire dans les 100 premiers jours du mandat du prochain gouvernement;
  • L’élaboration d’une première Politique nationale d’aménagement du territoire, à adopter dans les deux premières années du mandat;
  • L’adoption d’un projet de loi instaurant une Politique nationale.

De plus, l’alliance ARIANE propose des éléments pouvant faire partie de la première Politique nationale d’aménagement du territoire: pacte territorial, vision pour le territoire, principes fondamentaux, objectifs prioritaires, exemplarité de l’État, suivi et évaluation. Ces suggestions s’appuient notamment sur les constats du forum Savoir où on s’en va, et sur l’analyse de diverses politiques d’ici et d’ailleurs.

Pour que la Politique nationale reflète un diagnostic et une vision partagés, son élaboration devrait passer par la mobilisation d’une grande diversité d’acteurs, depuis les ministères et organismes jusqu’aux instances municipales, en passant par la société civile, les entreprises, les professionnels et les citoyens.

Un « désormais » en matière d’aménagement

Comme l’affirme la déclaration de l’alliance ARIANE, le Québec a besoin d’un « désormais » en matière d’aménagement du territoire. Nos milieux de vie nous façonnent autant que nous les façonnons. Pour notre culture, pour nos familles, pour notre santé, notre prospérité et celle des générations qui nous suivront, mieux construire nos villes et nos villages et mettre en valeur notre territoire doit devenir notre priorité. Cela passe par un Politique nationale.

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À propos de l’alliance ARIANE

L’alliance ARIANE, créée en septembre 2015, travaille pour que l’aménagement du territoire et l’urbanisme soient une priorité au Québec. Son objectif principal est que le Québec se dote, dans le cadre d’une Politique nationale d’aménagement du territoire, d’une vision d’ensemble assortie de principes fondamentaux qui puisse assurer la coordination de l’ensemble des lois, politiques et interventions de l’État et des instances municipales en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme.

Le comité directeur de l’alliance ARIANE comprend l’Association des aménagistes régionaux du Québec, l’Ordre des architectes du Québec, l’Ordre des urbanistes du Québec, l’Union des producteurs agricoles, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, la Fondation David Suzuki, Héritage Montréal, Vivre en Ville, Action patrimoine et l’Association des architectes paysagistes du Québec ainsi que plusieurs experts.

 

Renseignements

Samuel Pagé-Plouffe

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Une feuille de route en quatre étapes pour l’aménagement du territoire


Forte d’un consensus sans précédent, l’alliance ARIANE appelle le prochain premier ministre du Québec à adopter une Politique nationale d’aménagement du territoire d’ici 2 ans

Montréal et Québec, le 19 juin 2018 – L’alliance ARIANE et ses partenaires déposent aujourd’hui la feuille de route Vers une Politique nationale d’aménagement du territoire pour le Québec. Ils appellent le prochain premier ministre à adopter une Politique nationale d’aménagement du territoire dans les deux premières années de son mandat. Cette proposition a recueilli l’appui de plus d’une centaine de décideurs, d’experts et de représentants des secteurs de la santé, de la culture, de l’environnement et du monde économique lors du forum Savoir où on s’en va, organisé en février dernier.

Forte de ce consensus sur la nécessité de doter le Québec d’une vision d’ensemble en aménagement du territoire, l’alliance ARIANE met au jeu, à l’intention des prochains décideurs, les quatre étapes pour adopter une telle Politique d’ici 2020. Les partis politiques, qui ont tous manifesté leur intérêt pour le sujet, sont invités à prendre des engagements fermes en ce sens dans leur plateforme électorale.

Pour le comité directeur de l’alliance ARIANE, formé notamment d’urbanistes, d’architectes, d’agriculteurs, d’aménagistes régionaux et d’écologistes, « la démonstration n’est plus à faire. Le consensus est large et clair : nous ne résoudrons pas les problèmes actuels de manque de cohérence sur plusieurs plans dans l’aménagement du territoire sans nous doter d’une vision d’ensemble afin de mobiliser et de coordonner l’ensemble des acteurs. Nous avons besoin au Québec d’une Politique nationale d’aménagement du territoire ».

Un Sommet de l’aménagement du territoire dans les 100 jours

« Nous interpellons tous les partis politiques, et plus particulièrement le futur premier ministre du Québec, afin qu’il s’engage rapidement avec son gouvernement à entreprendre les quatre étapes que nous proposons. Nous offrons notre collaboration aux futurs élus tout au long de cette démarche afin que le Québec se dote d’une Politique nationale d’aménagement du territoire d’ici 2020 », indique Jeanne Robin, secrétaire de l’alliance ARIANE.

La feuille de route élaborée par l’alliance ARIANE propose quatre étapes :

  • La création d’emblée d’un ministère de l’Aménagement du territoire et du Soutien aux collectivités;
  • La tenue de consultations et d’un Sommet de l’aménagement du territoire dans les 100 premiers jours du mandat du prochain gouvernement;
  • L’élaboration d’une première Politique nationale d’aménagement du territoire, à adopter dans les deux premières années du mandat;
  • L’adoption d’un projet de loi instaurant une Politique nationale.

Un pacte territorial entre l’État et le monde municipal

L’atteinte de nos grands objectifs collectifs, comme ceux en matière de réduction des gaz à effet de serre et de protection du territoire agricole et des milieux humides, dépend en bonne partie des pratiques de municipalités en aménagement du territoire. « Tout comme l’État établit avec les instances municipales un pacte fiscal, il est important que les municipalités et l’État conviennent ensemble des objectifs et s’engagent à mettre en œuvre les moyens nécessaires à leur atteinte, dans le respect des spécificités locales », souligne Vincent Moreau, directeur général du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec.

Une vision d’ensemble concertée

Une vision d’ensemble permettra de faire face aux changements et aux défis attendus sur le territoire québécois. « Pour mieux utiliser et mettre en valeur notre territoire, il y a lieu de définir avec toutes les parties prenantes une vision et des principes. Il faut s’assurer d’une meilleure cohérence dans les politiques publiques pour permettre une meilleure croissance urbaine et la consolidation de milieux de vie. Ce pacte territorial est, en quelque sorte, un nouveau partenariat entre les villes et le Gouvernement du Québec qui est nécessaire entre autres pour assurer la résilience des territoires, comme lors des inondations printanières de 2017 qui ont affecté bon nombre des citoyens de Gatineau », affirme Maude Marquis-Bissonnette, conseillère municipale de Gatineau et présidente de la Commission sur le développement du territoire, l’habitation et l’environnement.

Ce que nous décidons aujourd’hui sur le territoire dessine les quartiers dans lesquels vivront nos petits-enfants. Notre responsabilité doit s’incarner dans une vision d’ensemble cohérente et qui tienne compte des atouts que nous voulons protéger. « Si nous ne le décidons pas maintenant, nous n’aurons plus, dans quelques décennies, de paysages ni de biodiversité à protéger. Nous devons planifier pour le long terme et préserver ce qui nous tient à cœur! », appelle Patricia Lefèvre, conseillère municipale de Sutton.

« L’aménagement du territoire joue un rôle central dans la lutte aux changements climatiques. Que ce soit pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre ou l’adaptation aux impacts, il est essentiel de mieux coordonner les interventions des différents acteurs impliqués dans l’aménagement des milieux de vie », souligne John Husk, conseiller municipal de Drummondville.

« Cette politique va rendre l’État québécois plus résilient. Connaître son territoire c’est bien, l’utiliser avec sagesse c’est encore mieux. Cela passera notamment par une révision de la fiscalité municipale pour mieux refléter la valeur des services écologiques », estime Émile Grenon-Gilbert, conseiller municipal de Mont-Saint-Hilaire.

Des règles claires et équitables sur tout le territoire pour assurer l’équité et préserver le patrimoine commun

Le territoire est une ressource limitée et son altération a souvent un caractère irrémédiable. L’usage qui en est fait doit préserver le droit des générations futures de répondre à leurs besoins fondamentaux et de s’épanouir. « Cette année marque le 40e anniversaire de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (LPTAA). Malgré cette mesure de protection, près de 3 000 hectares agricoles sont sacrifiés à d’autres usages chaque année au Québec, ces cinq dernières années. Il est clair que l’urbanisation et le développement autoroutier continuent de faire pression sur nos meilleures terres agricoles, surtout près des villes. L’État doit montrer plus de cohérence et faire comprendre aux décideurs municipaux que notre garde-manger n’est pas un espace en attente de développement. Une Politique nationale d’aménagement du territoire serait un outil précieux pour atteindre cet objectif et asseoir encore plus l’autorité de la LPTAA », fait valoir Marcel Groleau, président général de l’Union des producteurs agricoles.

Le rôle et l’exemplarité de l’État

L’actuel déficit de vision d’ensemble en aménagement du territoire mène à une prise de décision à la pièce, effectuée par un ensemble de ministères, entraînant des risques pour certains de nos ensembles patrimoniaux. « À Montréal par exemple, plusieurs hôpitaux ont récemment perdu leur vocation initiale. Ces changements se sont faits sans réflexion en amont sur le devenir des bâtiments et sans considération pour le patrimoine légué par les générations passées, ni pour les milieux touchés par le départ de ces importants centres d’activités. Une démarche concertée doit être établie entre tous les ministères et acteurs concernés par l’aménagement », précise Nathalie Dion, présidente de l’Ordre des architectes du Québec.

Le Québec a besoin d’un « désormais » en aménagement du territoire. L’État doit assumer son rôle de leader et définir une vision qui s’appliquera en premier lieu à ses propres actions. « Pour assurer une réelle cohérence en matière d’aménagement du territoire au Québec, le gouvernement doit avant tout faire preuve d’exemplarité, que ce soit via ses politiques, ses programmes ou la localisation et l’organisation physique de ses propres activités », ajoute Sylvain Gariépy, représentant de l’Ordre des urbanistes du Québec.

Une clause « Cohérence en aménagement du territoire »

L’État est un acteur majeur en aménagement et les ministères et organismes prennent tous, ou presque, des décisions qui s’ancreront de façon permanente sur le territoire. « Chaque fois qu’un acteur gouvernemental élabore une politique ou un programme, il devrait évaluer ses effets potentiels sur la cohérence en aménagement du territoire. On évitera ainsi des interventions au cas par cas et une vision en silo sur le territoire québécois », conclut François Lestage, président de l’Association des aménagistes régionaux du Québec.

En tournée tout l’été

L’alliance ARIANE et ses partenaires iront cet été à la rencontre de tous les partis politiques pour leur présenter cette feuille de route consensuelle et pragmatique qui vise à doter rapidement le Québec d’une Politique nationale d’aménagement du territoire.

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À propos de l’alliance ARIANE

L’alliance ARIANE, créée en septembre 2015, travaille pour faire de l’aménagement du territoire et l’urbanisme une priorité au Québec. Son objectif principal est que le Québec se dote, dans le cadre d’une Politique nationale, d’une vision d’ensemble assortie de principes fondamentaux qui puisse assurer la coordination de l’ensemble des lois, politiques et interventions de l’État et des instances municipales en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme.

Le comité directeur de l’alliance ARIANE comprend l’Association des aménagistes régionaux du Québec, l’Ordre des architectes du Québec, l’Ordre des urbanistes du Québec, l’Union des producteurs agricoles, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, la Fondation David Suzuki, Héritage Montréal, Vivre en Ville, Action patrimoine et l’Association des architectes paysagistes du Québec ainsi que plusieurs experts.

Renseignements :

Christophe Aura,

COPTICOM

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caura@copticom.ca

FORUM SAVOIR OÙ ON S’EN VA : UN MOMENT HISTORIQUE!


FORUM SAVOIR OÙ ON S’EN VA : UN MOMENT HISTORIQUE!

 

Des dizaines de leaders de tous les secteurs mobilisés pour
que le Québec se dote d’une politique nationale de
l’aménagement du territoire et de l’urbanisme

 

QUÉBEC, le 20 février 2018 – Plus de 100 représentants de la société civile, issus du milieu des affaires, de l’environnement, de la santé publique, de l’agriculture, acteurs municipaux et professionnels experts, sont aujourd’hui réunis à Québec à l’occasion du Forum Savoir où on s’en va, organisé par l’alliance Ariane. Cette rencontre historique vise à identifier les actions à prendre pour que le Québec se dote d’une vision commune et cohérente en aménagement du territoire et en urbanisme.

Le Québec s’est fixé et se fixera, à divers paliers de gouvernement, des objectifs ambitieux en matière de santé, de protection des milieux naturels et agricoles, d’économie sobre en carbone, d’efficacité énergétique, de préservation du patrimoine et de saine gestion des finances publiques. Autour de l’alliance ARIANE, 25 acteurs ont uni leurs voix dans le cadre du Forum Savoir où on s’en va pour témoigner de la nécessité d’une vision d’ensemble en aménagement pour assurer l’atteinte de ces objectifs.

« L’aménagement de nos milieux de vie, en nous permettant de faire des choix sains et santé plus facilement, est une des mesures de prévention les plus structurantes. Nous devons tous travailler pour que les environnements soient favorables aux saines habitudes de vie. »  Sylvie Bernier, ambassadrice des saines habitudes de vie et co-présidente du Forum.

« Les choix que nous faisons collectivement en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme sont importants. Échangeons sur une vision commune et cohérente au profit de la qualité de vie de tous et de la vitalité économique, sociale et culturelle de l’ensemble du territoire. »  Yves-Thomas Dorval, PDG, Conseil du patronat du Québec et co-président du Forum. 

 

« 25 VOIX APPELLENT À LA VISION ET À LA COHÉRENCE EN AMÉNAGEMENT »

 

L’AMÉNAGEMENT : AU CŒUR DE NOTRE PATRIMOINE ET DE NOTRE CULTURE

« En 2018, il n’y a de vrai développement que celui qui fasse croître notre patrimoine, individuel et collectif en inspirant confiance en l’avenir. Au Québec comme ailleurs, le territoire est le premier patrimoine d’une société. Au-delà des paroles, il nous faut enfin une politique nationale d’aménagement. »  Dinu Bumbaru, directeur des politiques, Héritage Montréal.  

« L’architecture ne peut être pensée de façon isolée : les bâtiments s’inscrivent toujours dans un milieu et un territoire. Afin de décider quoi construire et où, il faut définir une vision d’ensemble, commune et à long terme de ce que nous souhaitons pour le territoire québécois. »  Nathalie Dion, présidente, Ordre des architectes du Québec.

« Tant qu’une Politique nationale ne sera pas adoptée, les acteurs du patrimoine seront forcés de continuer à jouer un rôle de pompier. » Émilie Vézina-Doré, DG, Action patrimoine.

« Les architectes paysagistes qui œuvrent dans nos milieux de vie urbains et ruraux ont besoin d’une Politique nationale afin d’inscrire le design novateur, ludique, pratique et durable dans la planification, la conception et la réalisation de nos espaces extérieurs, qu’ils soient publics ou privés. » Isabelle Giasson, présidente, Association des architectes paysagistes du Québec.

« Il faut que l’étalement urbain en territoire agricole cesse. Une Politique nationale devra prendre en compte les spécificités du développement territorial en zone urbaine, périurbaine et rurale. » Marcel Groleau, président général, Union des producteurs agricoles (UPA).

 

POUR METTRE FIN AU DÉVELOPPEMENT À LA PIÈCE

« Une Politique nationale doit être adoptée pour que soit formellement reconnu le fait que le territoire est un bien collectif dont le devenir doit s’articuler à une vision largement partagée et dont la valorisation dans l’intérêt commun impose une mise en cohérence de l’action publique. » Gérard Beaudet, urbaniste émérite et professeur titulaire, École d’urbanisme et d’architecture de paysage, UdeM.

« De la réutilisation des ressources à la gestion des matières résiduelles, en passant par les transports, l’aménagement du territoire est le dénominateur commun qui assurera une transition vers la décarbonisation de notre économie. Vivement une politique en ce sens! » Jean Lacroix, PDG, Réseau Environnement et AQME.

« Une bonne façon de se rendre nulle part, c’est d’ignorer où l’on s’en va (cf. Lewis Caroll). Si l’aménagement du territoire québécois continue de se faire à la pièce et en fonction d’intérêts économiques à court terme, on est bien partis pour y arriver. » Patricia Lefèvre, conseillère municipale, district #3, Sutton.

« Les aménagistes régionaux constatent que la prise de décision gouvernementale, en matière d’aménagement du territoire, est parfois contradictoire et réalisée au cas par cas. L’adoption d’une Politique nationale peut assurer la cohérence gouvernementale en aménagement du territoire au Québec. »  François Lestage, président, Association des aménagistes régionaux du Québec.

« Le Québec est grand, mais il ne doit pas s’éparpiller. Autant pour réduire la congestion et le coût du transport qu’augmenter notre qualité de vie et atteindre nos cibles de GES, il faut repenser l’aménagement du territoire avec une politique ambitieuse. » Pierre-Olivier Pineau, professeur, HEC Montréal.

« Une Politique nationale est nécessaire pour apporter davantage de rigueur et d’harmonie dans le développement de notre environnement urbain, notamment pour valoriser l’offre commerciale de proximité. » André Poulin, directeur général de Destination centre-ville et président de l’Association des Sociétés de Développement Commercial de Montréal

« La société québécoise ne peut plus se permettre de continuer son développement sans une Politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. Une vision d’ensemble cohérente et émergeant d’un consensus fort doit guider les décisions urbanistiques, tant pour les villes, les villages que les régions nordiques. »  Ron Rayside, architecte.

« Le territoire est notre ressource la plus précieuse. Il est temps de lui accorder l’attention qu’il mérite et de se donner un plan d’ensemble et les mécanismes étatiques adéquats, afin que les bonnes intentions de chaque acteur se concrétisent et se renforcent sur le terrain, au lieu de se combattre. » Christian Savard, directeur général, Vivre en Ville.

« Considérant le rôle économique majeur des ports aux niveaux local, régional et national et l’importance de la protection de la vocation industrielle des zones portuaires, mieux aménager le territoire contribuera au maintien d’un accès terrestre efficace à celles-ci. » Nicole Trépanier, PDG de la Société de développement économique du Saint-Laurent.

« Une Politique nationale favorisera le développement intelligent du territoire et assurera la prospérité économique des collectivités du Québec. » Donald Bonsant, président, Ordre des urbanistes du Québec.

 

POUR PROTÉGER NOS ÉCOSYSTÈMES ET PRÉVENIR LES DÉSASTRES LIÉS AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

« L’impact grandissant des extrêmes météo, comme les inondations de 2017, confirme l’urgence de mieux aménager notre territoire. Pour faire face aux changements climatiques, il faut entrer en mode préventif plutôt que réactif: 1$ en prévention sauve 6$ en préparation! »  Alain Bourque, DG d’Ouranos.

« Depuis toujours développé à la pièce et sans vision d’ensemble, notre territoire souffre du développement peu soutenable mis en œuvre par le passé.  Une Politique nationale est souhaitable pour créer des milieux de vie de qualité, respectueux de la capacité de support des écosystèmes. »  Jean-François Girard, avocat et biologiste.

« Une PNATU assurerait des interventions cohérentes des intervenants en aménagement pour conserver notre patrimoine collectif: l’eau. Elle permettrait de renforcer notre résilience et de faire face aux risques associés à nos cours d’eau, tels que les inondations ou l’érosion. »  Antoine Verville, DG du Regroupement des organismes de bassins versants du Québec.

 

POUR AMÉLIORER NOTRE SANTÉ, NOTRE SÉCURITÉ ET NOTRE QUALITÉ DE VIE

« Une politique d’aménagement permettrait une meilleure cohabitation entre les communautés et les activités ferroviaires, favorisant ainsi la sécurité, la qualité de vie et le développement économique. »  Josée Duplessis, directrice principale, affaires publiques, Canadien National.

« L’aménagement urbain est la pierre angulaire de villes efficaces mais aussi où il fait bon vivre. Le Québec doit rattraper son retard dans ce domaine.» Steven Guilbeault, directeur principal, Équiterre.

« Maladies chroniques, changements climatiques: même combat, mêmes causes. Mettons au cœur de toutes nos décisions la santé durable pour tous! Une Politique nationale audacieuse, c’est aussi ça bâtir la santé durable. »  Lucie Granger, DG, Association pour la santé publique du Québec.

« L’école – comme l’église à une époque – est située au cœur des quartiers montréalais. Les parents choisissent leur milieu de vie selon la proximité de l’école et des équipements collectifs. Il faut entendre la volonté des citoyens d’intégrer l’école à l’environnement urbain. » Catherine Harel Bourdon, présidente, Commission scolaire de Montréal (CSDM)

« Le Forum nous rappelle à quel point l’aménagement est un choix collectif qui conditionne nos choix de vie. Plus de 8 Québécois sur 10 accordent une part de responsabilité aux institutions pour avoir accès à une saine alimentation et un mode de vie actif. L’aménagement joue un rôle de premier plan à ce chapitre. » Éric Lamothe, DG, Québec en forme.

« L’aménagement d’un territoire a un effet direct sur la mobilité des personnes et sur le potentiel que représentent le vélo et la marche. Une Politique nationale viendrait appuyer les orientations gouvernementales en matière de mobilité durable et pourrait avoir des effets concrets sur l’augmentation de l’usage du vélo utilitaire. »  Suzanne Lareau, PDG, Vélo Québec.

« En 1980, 75% des enfants allaient à l’école à pied. Aujourd’hui, seulement 25% peuvent le faire. Leurs parents passent plus de temps dans la congestion, moins de temps en famille. L’étalement urbain se paie en perte de qualité de vie. »  Karel Mayrand, directeur, Fondation David Suzuki.

Cliquez ici pour consulter les présentations qui ont été projetées lors du forum.

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À propos de l’alliance ARIANE

L’alliance ARIANE, créée en septembre 2015, travaille pour que l’aménagement du territoire et l’urbanisme soient une priorité au Québec. Son objectif principal est que le Québec se dote, notamment avec une politique nationale, d’une vision d’ensemble assortie de principes fondamentaux qui puissent assurer la coordination de l’ensemble des lois, politiques et interventions de l’État et des instances municipales en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme.

Le comité directeur de l’alliance ARIANE comprend notamment l’Association des aménagistes régionaux du Québec, l’Ordre des architectes du Québec, l’Ordre des urbanistes du Québec, l’Union des producteurs agricoles, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, la Fondation David Suzuki, Héritage Montréal, Vivre en Ville et Action patrimoine ainsi que plusieurs experts.

 

Renseignements

info@ariane.quebec

 

 

Plus de 100 représentants des affaires, de l’environnement, de la santé publique, du monde municipal, de la culture, de l’urbanisme et de l’agriculture se réuniront pour imaginer une Politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme


 L’aménagement du territoire : pilier du développement économique, environnemental, social et culturel du Québec

 

Plus de 100 représentants des affaires, de l’environnement, de la santé publique, du monde municipal, de la culture, de l’urbanisme et de l’agriculture se réuniront pour imaginer une Politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme

 

Montréal, le 18 janvier 2018 – Alors que des milliers d’acteurs prennent au quotidien des décisions qui s’ancreront durablement sur le territoire et auront des impacts à la fois sur le développement économique, environnemental, social et culturel du Québec, l’alliance Ariane présente le Forum « Savoir où on s’en va – Pour une politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme ».

Ce Forum sera l’occasion, pour plus de 100 représentants de la société civile, issus du monde municipal, du milieu des affaires, de l’environnement, de la santé publique, de l’agriculture et professionnels experts, de discuter des actions à prendre pour que le Québec se dote d’une vision commune et cohérente en aménagement du territoire et en urbanisme. Co-présidé par Sylvie Bernier, ambassadrice des saines habitudes de vie et Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du Conseil du patronat du Québec, le forum se tiendra à Québec le 20 février prochain.

Des bénéfices pour l’ensemble de la société : de la santé au développement économique

Ce Forum d’échanges vise à poser les jalons d’une politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme pour assurer notamment la qualité de vie des citoyens, la vitalité économique et l’atteinte des objectifs environnementaux du Québec.

« L’aménagement de nos milieux de vie, afin que ceux-ci nous permettent plus facilement de faire des choix sains et santé, est une des mesures de prévention en santé les plus structurantes. Pour que les environnements soient favorables aux saines habitudes de vie et qu’ils nous permettent d’être en meilleure santé, de bouger au quotidien, d’avoir facilement accès à une saine alimentation et d’assurer une qualité de vie à tous et à long terme, nous devons tous travailler ensemble, dans la même direction », croit Sylvie Bernier, ambassadrice des saines habitudes de vie et co-présidente du Forum.

« La manière dont on aménage le territoire a indéniablement des répercussions sur l’activité économique et la prospérité durable de l’ensemble du territoire du Québec. Grâce à des choix éclairés, nous pourrions optimiser collectivement le transport des personnes et des marchandises, assainir les finances publiques, en plus de favoriser des choix judicieux en matière d’investissement dans les infrastructures », ajoute Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du Conseil du patronat du Québec et co-président du Forum.

S’inspirer des modèles d’ici et d’ailleurs pour imaginer une Politique nationale

Plusieurs panels, études de cas et conférences de prestige feront intervenir des professionnels du Québec, d’Amérique du Nord et d’Europe. Prendront notamment la parole au cours de la journée : Maria Lezzi, directrice de l’Office fédéral du développement territorial (Suisse), Massimo Iezzoni, directeur général de la Communauté métropolitaine de Montréal.

Deux ateliers de travail permettront également aux participants d’échanger sur les enjeux, les défis et les principaux jalons d’une Politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. L’atelier du matin : Illustrer les défis et les enjeux en matière d’aménagement du territoire au Québec, vise notamment à identifier des cas concrets où une vision nationale d’aménagement et d’urbanisme favoriserait l’atteinte des objectifs économiques, environnementaux, culturels et sociaux du Québec. L’atelier de l’après-midi : Les priorités d’une Politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, permettra d’identifier les grands objectifs collectifs à soutenir et les champs d’intervention à articuler dans une telle politique.

Consulter le programme préliminaire : http://www.ariane.quebec/wp-content/uploads/2018/01/Forum-ARIANE-Programme-prel-web.pdf

Site internet du Forum : http://www.ariane.quebec/forumariane2018/

 

À propos de l’alliance ARIANE

L’alliance ARIANE, créée en septembre 2015, travaille pour que l’aménagement du territoire et l’urbanisme soient une priorité au Québec. Son objectif principal est que le Québec se dote, dans le cadre d’une Politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, d’une vision d’ensemble assortie de principes fondamentaux qui puisse assurer la coordination de l’ensemble des lois, politiques et interventions de l’État et des instances municipales en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme.

Le comité directeur de l’alliance ARIANE comprend notamment l’Association des aménagistes régionaux du Québec, l’Ordre des architectes du Québec, l’Ordre des urbanistes du Québec, l’Union des producteurs agricoles, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, la Fondation David Suzuki, Héritage Montréal, Vivre en Ville et Action patrimoine ainsi que plusieurs experts.

Télécharger le communiqué « Plus de 100 représentants des affaires, de l’environnement, de la santé publique, du monde municipal, de la culture, de l’urbanisme et de l’agriculture se réuniront pour imaginer une Politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme» en PDF. 

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Renseignements pour les médias 

Emilie Novales

COPTICOM

514-577-5838

enovales@copticom.ca

Informations pratiques

Nous vous invitons à communiquer avec Samuel Pagé-Plouffe, coordonnateur de l’alliance ARIANE, à info@ariane.quebec.

 

Une vision qui se fait attendre en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme déplorent les acteurs de la société civile – Un forum pour savoir où on s’en va le 20 février 2018


L’alliance ARIANE annonce l’organisation d’un Forum pour une politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme [Attention, date modifiée]

Montréal, le 31 octobre 2017 – Il y a deux ans, l’alliance ARIANE, qui regroupe notamment l’Association des aménagistes régionaux du Québec, la Fondation David Suzuki, Héritage Montréal, l’Ordre des architectes du Québec, l’Ordre des urbanistes du Québec, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, l’Union des producteurs agricoles et Vivre en Ville, ainsi que plusieurs autres représentants de la société civile, appelait l’État à doter le Québec d’une vision d’ensemble en aménagement du territoire, afin d’assurer la cohérence des actions. Force est de constater aujourd’hui que ce besoin est encore plus criant et que la question, bien qu’au centre de plusieurs enjeux, a peu progressé. L’alliance réitère donc sa demande d’une Politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme.

Qu’il s’agisse du projet de loi n°85, de la révision des Orientations gouvernementales en aménagement, de la Politique de mobilité durable, de la Politique gouvernementale de prévention en santé, entre autres exemples, tous ces gestes gouvernementaux auraient avantage à se faire sous la cohérence d’une Politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme.

L’urgence de se doter d’une vision d’ensemble : Un consensus de la société civile

Rappelons que lors du lancement de l’alliance ARIANE, plus de 50 organisations et experts avaient ensemble rendu publique la déclaration Pour une Politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. Cette déclaration a depuis été signée par près de 2000 urbanistes, aménagistes, architectes, économistes, agriculteurs, écologistes et citoyens.

Malgré ce consensus de la société civile, les ministères et organismes gouvernementaux continuent de prendre des décisions sans cohérence et souvent contradictoires. « Des fermetures de services contraignent à augmenter les déplacements, des élargissements autoroutiers mettent la pression sur les milieux naturels et le territoire agricole, des délocalisations poussent à l’étalement urbain, et des programmes de revitalisation tentent, tant bien que mal, de compenser ces décisions concurrentes : il manque un chef d’orchestre pour empêcher la main gauche de constamment défaire ce qu’a fait la main droite », déplore François Lestage, président de l’Association des aménagistes régionaux du Québec.

Les récents ravages des inondations printanières sont venus rappeler la nécessité de planifier de façon responsable. « Sans vision d’ensemble en aménagement, nous ne pourrons ni éviter les catastrophes environnementales, ni atteindre nos cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ni, à terme, équilibrer les finances publiques », avertit Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville.

L’importance de l’aménagement du territoire pourtant reconnue

Le rôle de l’aménagement du territoire était déjà bien reconnu par le Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques. Au cours des deux dernières années, plusieurs politiques sont venues rappeler l’importance de travailler sur la façon d’aménager nos villes et nos villages pour atteindre des objectifs collectifs. «  Stratégie énergétique, Politique culturelle, Politique de prévention en santé, future Politique de mobilité durable : il n’est pas un plan d’action gouvernemental qui ne fasse mention de l’effet de l’aménagement des milieux de vie. L’atteinte de la plupart des cibles gouvernementales dépend de la cohérence des actions en aménagement », détaille Vincent Moreau, directeur général du Regroupement national des Conseils régionaux de l’environnement du Québec.

Des municipalités mieux outillées, mais une vision commune qui se fait attendre

Ces deux dernières années ont été marquées par un important travail législatif sur les relations entre l’État et les municipalités. Les projets de loi n°109 sur la Capitale nationale, n°121 sur la métropole et n°122 sur les gouvernements de proximité ont donné aux municipalités davantage d’outils – de la taxation à la réglementation, en passant par l’aide financière – pour mettre en œuvre leur vision de développement de leur territoire spécifique.

« Il est maintenant temps de passer à une autre étape pour assurer la cohérence en aménagement », souligne Donald Bonsant, président de l’Ordre des urbanistes du Québec.

Un Forum pour une Politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme

L’alliance ARIANE organisera le 13 20 février prochain, à Québec, le Forum pour une Politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. Réunissant une centaine de représentants de la société civile et experts du domaine, ce Forum sera l’occasion de faire le point sur la situation québécoise, de discuter de modèles d’ailleurs inspirants et de détailler les éléments à aborder dans l’élaboration d’une Politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme.

Le Québec a besoin d’un « désormais » en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme. « Nos milieux de vie nous façonnent autant que nous les façonnons. Pour notre culture, nos familles, notre santé, notre prospérité et celle des générations qui nous suivront, mieux construire nos villes et nos villages et mettre en valeur notre territoire doit devenir notre priorité », presse Nathalie Dion, présidente de l’Ordre des architectes du Québec.

« Porteur de culture et d’histoire, le territoire est le patrimoine commun de l’ensemble des Québécois », rappelle Dinu Bumbaru, directeur des politiques à Héritage Montréal. « C’est une ressource limitée et son altération est souvent irrémédiable », complète Émilie Vézina-Doré, directrice générale d’Action patrimoine. « Chaque année où subsiste l’éclatement décisionnel en aménagement n’est pas seulement un an de retard : c’est un an de recul, durant lequel sont prises des décisions antinomiques qui auront des répercussions négatives, parfois pour des générations », prévient Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki.

Télécharger le communiqué «Une vision qui se fait attendre en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme déplorent les acteurs de la société civile» en PDF.

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À propos de l’alliance ARIANE

L’alliance ARIANE, créée en septembre 2015, travaille pour que l’aménagement du territoire et l’urbanisme soient une priorité. Son objectif principal est que le Québec se dote, dans le cadre d’une Politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, d’une vision d’ensemble assortie de principes fondamentaux qui puisse assurer la coordination de l’ensemble des lois, politiques et interventions de l’État et des instances municipales en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme.

Le comité directeur de l’alliance ARIANE comprend notamment l’Association des aménagistes régionaux du Québec, l’Ordre des architectes du Québec, l’Ordre des urbanistes du Québec, l’Union des producteurs agricoles, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, la Fondation David Suzuki, Héritage Montréal, Vivre en Ville et Action patrimoine ainsi que plusieurs experts.

Renseignements :

Emilie Novales, Copticom
514.577.5838
enovales@copticom.ca

Consultations sur la nouvelle Politique de mobilité durable


Communiqué de presse

Pas de mobilité durable sans aménagement durable du territoire, plaident agriculteurs, aménagistes, architectes, écologistes et urbanistes regroupés au sein d’ARIANE

Le 16 août 2017 – Alors que se terminaient hier les consultations sur la nouvelle Politique de mobilité durable, les membres de l’alliance ARIANE – qui regroupe notamment urbanistes, aménagistes, architectes, agriculteurs et environnementalistes – ont fait valoir au ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des Transports, Laurent Lessard, qu’un aménagement durable du territoire et de bonnes pratiques en matière d’urbanisme étaient des conditions de base de la mobilité durable. Selon l’alliance ARIANE, l’aménagement du territoire constitue encore l’angle mort du secteur des transports au Québec.

Télécharger le mémoire d’ARIANE sur la nouvelle politique de mobilité durable en PDF

« Les décisions prises par l’État et les municipalités en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme ont un impact majeur sur les modes de transports qui seront privilégiés », écrivent les membres d’ARIANE. « En prenant le virage de la mobilité durable, le gouvernement doit être conscient que des choix importants doivent être faits pour favoriser une occupation du territoire plus dense et moins étalée, qui vise une plus grande proximité des services. C’est dans ce contexte que les modes de mobilité plus durables comme les transports collectifs et actifs peuvent se développer », poursuivent-ils.

L’État appelé à faire preuve de cohérence et d’exemplarité

Dans un contexte où le gouvernement s’est fixé des objectifs ambitieux en matière de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre et de sa consommation de pétrole, les membres d’ARIANE souhaitent une plus grande cohérence dans les politiques et les décisions prises par le gouvernement du Québec – incluant ses ministères, réseaux et organismes – de même que par les instances municipales. Ils souhaitent de plus que l’État fasse preuve d’une plus grande exemplarité dans les efforts visant à atteindre les objectifs de mobilité durable.

« La mobilité durable doit pouvoir s’exprimer de multiples manières sur le territoire québécois. Dans les milieux où l’implantation d’un réseau de transport en commun est moins appropriée, un cocktail de mesures de mobilité durable adaptées aux particularités locales peut être déployé. La Politique de mobilité durable nous amène à répondre aux besoins de la population, à préserver le patrimoine naturel et bâti, à mieux planifier et entretenir des infrastructures de transport de qualité. », ont-ils également affirmé.

Les recommandations d’ARIANE

Les membres d’ARIANE formulent 7 recommandations dans le cadre de l’élaboration de la Politique de mobilité durable. Ces recommandations visent à s’inspirer de l’approche internationalement reconnue « Éviter-Transférer-Améliorer », de même qu’à assurer la cohérence des décisions du gouvernement en matière de localisation de bâtiments publics et dans l’adoption des orientations gouvernementales en matière d’aménagement du territoire. Elles cherchent également à ce que les différents ministères et organismes gouvernementaux soient tenus de faire état publiquement et annuellement du respect des objectifs de la Politique.

Les membres d’ARIANE souhaitent par ailleurs que le budget consacré aux transports collectifs, actifs et autres éléments de la mobilité durable soit significativement augmenté et que le gouvernement se dote d’une boîte à outils fiscaux, financiers et réglementaires pour encadrer tout nouveau développement commercial et résidentiel aux abords des réseaux routiers supérieurs, notamment par la création de zones tampons. Ils réitèrent finalement leur demande principale, à savoir que gouvernement du Québec adopte une Politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme.

Le mémoire d’ARIANE sur la nouvelle politique de mobilité durable est disponible en PDF

Télécharger ce communiqué de presse en PDF

Renseignements :
Émilie Novales, Copticom
514.577.5838
enovales@copticom.ca

Projet de loi 122 : mémoire de l’Alliance ARIANE


Mémoire présenté à la Commission de l’aménagement du territoire

L’alliance ARIANE a soumis à la Commission de l’aménagement du territoire une série de recommandations lors des consultations particulières sur le Projet de loi n°122 : Loi visant principalement à reconnaître que les municipalités sont des gouvernements de proximité et à augmenter à ce titre leur autonomie et leurs pouvoirs.

Par ce mémoire, ARIANE a notamment plaidé en faveur de :

  • Un encadrement explicite du projet de loi à travers une série de principes directeurs;
  • Une plus grande transparence et une participation élargie à l’élaboration des orientations gouvernementales en aménagement du territoire;
  • Le renforcement de la démocratie locale; 
  • La protection du territoire agricole.

D’entrée de jeu, l’alliance ARIANE réitère comme première recommandation sa demande historique principale pour une Politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, afin de doter le Québec d’une vision cohérente et de principes fondamentaux qui puissent assurer la coordination des lois, politiques, et interventions de l’État et des instances municipales en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme.

Plusieurs autres recommandations composent le mémoire, dont celles-ci :

Recommandation 4 – Que soit créé un Observatoire sur la gouvernance de proximité, lequel aurait comme mandat d’évaluer sur une base continue les impacts des réformes amenées par le projet de loi 122 et de formuler des recommandations au ministre et aux instances touchées par ces réformes;

Recommandation 7 – Que soit inséré, après le cinquième paragraphe du préambule, le paragraphe suivant :
ATTENDU QUE l’autonomie et les pouvoirs reconnus aux municipalités à titre de gouvernements de proximité se doivent d’aller de pair avec un renforcement de la démocratie locale et une réflexion approfondie sur les mécanismes de participation citoyenne.

Télécharger le mémoire présenté la Commission de l’aménagement du territoire dans le cadre des consultations particulières et auditions publiques sur le projet de loi n° 122

MemoirePL122

Retour de la conférence ONU Habitat III à Quito


Vers un Nouvel agenda urbain : quel avenir pour le territoire, les villes et les villages du Québec?

La Conférence Habitat III de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) réunissait il y a quelques jours, à Quito, plus de 45 000 personnes provenant de la planète entière. Le « Nouvel agenda urbain » qui y a été adopté met de l’avant le rôle crucial des villes pour l’avenir du monde, en tant que lieux de synergie et vecteurs d’équité et de prospérité.

À Quito, des décideurs du monde entier se sont engagés à atteindre des objectifs clairs et mesurables. Pendant que la planète discutait de développement urbain durable, qu’en est-il ici? Il y a un an, l’alliance ARIANE proposait de mettre l’aménagement du territoire et l’urbanisme au cœur d’une vision porteuse pour l’avenir des villes québécoises. Force est de constater que nous sommes toujours en attente d’une proposition forte en la matière.

Pourtant, plusieurs chantiers actuellement ouverts sont autant d’opportunités d’enclencher le changement de paradigme en matière de développement urbain auquel appelle le Nouvel agenda urbain.

Au premier plan des réformes structurantes figure la révision des relations entre Québec et les autorités municipales, entre qui l’aménagement du territoire est depuis toujours une compétence partagée. À ce chapitre, le Nouvel agenda urbain propose de « reconnaître le rôle prédominant des gouvernements nationaux dans l’établissement d’un cadre politique et législatif en faveur du développement urbain durable »; « renforcer les mécanismes d’évaluation et de contrôle, ainsi que l’implication des parties prenantes »; et surtout « relancer une planification territoriale intégrée et à long terme pour optimiser la forme urbaine et assurer les retombées positives de l’urbanisation ». Au Québec, on entend pour l’instant beaucoup parler de simplification administrative, mais peu des défis à relever vers un meilleur aménagement de nos milieux de vie.

Un autre chantier, moins publicisé, intéresse l’alliance ARIANE en raison du fort impact qu’il pourrait avoir sur les pratiques en aménagement du territoire : il s’agit de l’intention annoncée de fusionner, dans un même ministère, les Affaires municipales et la Sécurité publique. Ce changement organisationnel pourrait être lourd de conséquences si la sécurité publique, domaine technique et normatif, devait prendre le pas sur l’aménagement du territoire, domaine sensible et nuancé. Toutefois, cette réforme pourrait aussi être l’occasion pour l’État de créer un ministère dont l’aménagement du territoire serait le cœur de mission et non pas un mandat accessoire, et de lui donner les moyens d’assurer la cohérence de l’action gouvernementale en aménagement. Un changement porteur, et qui favoriserait la mise en pratique des principes véhiculés par ONU Habitat III.

En effet, le Nouvel agenda urbain adopté à Quito stipule notamment que « la forme urbaine, les infrastructures, le design des bâtiments sont parmi les principaux déterminants d’une utilisation optimale des ressources, y compris financières ». Pour demeurer une société prospère et assurer son adaptabilité face aux changements démographiques, économiques et climatiques, le Québec doit, comme les autres nations qui étaient présentes à ONU Habitat III, prendre la mesure des effets de nos choix en aménagement et en urbanisme. La révision des orientations gouvernementales en aménagement du territoire, en cours depuis plusieurs années, est l’occasion de monter la barre et de convoquer les bonnes volontés autour d’une vision commune des pratiques optimales en aménagement et en urbanisme.

La Conférence ONU Habitat III visait à susciter un engagement renouvelé dans le développement urbain durable et une plus large implication de la société civile. Pour l’alliance ARIANE, les chantiers actuellement ouverts au Québec sont autant d’occasions de faire de ces objectifs une réalité.

Notre qualité de vie future dépend des choix que nous faisons aujourd’hui et qui s’ancreront durablement sur le territoire. Le Québec a besoin d’un « désormais » en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme. En se donnant les moyens de concrétiser le Nouvel agenda urbain d’ONU Habitat III, il peut devenir un modèle. Pour notre culture, pour notre santé, notre prospérité et celle des générations qui nous suivront, mieux construire nos villes et nos villages et mettre en valeur notre territoire doit devenir notre priorité.

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